Il y a une phrase que j'ai dite à un journaliste en décembre 2025, et qu'il a mise en titre : « Je suis très doué pour lancer des projets, je le suis moins pour les terminer. »
Je l'avais déjà vécue cinq fois. Je ne l'avais jamais dite.
Ce que ça donne, concrètement
Je vois un secteur, je comprends un besoin, je construis une solution complète : l'application, le modèle économique, la facturation, la sécurité. Ça, je sais faire, et vite. Avant, une application coûtait 20 000 euros à créer. Aujourd'hui, avec l'IA, je la construis en quelques heures.
Puis vient le moment où il faut faire tourner. Relancer les clients. Tenir la comptabilité à jour. Faire la même chose bien, tous les jours, pendant des années. Là, je décroche. Ce n'est pas un manque de volonté. Un diagnostic à 46 ans m'a donné le mot : TDAH. J'y reviendrai dans un article dédié.
Pendant vingt ans, j'ai cherché le bras droit qui compenserait ça. Je ne l'ai pas trouvé chez un humain.
Le renversement
En 2025, j'ai arrêté de lutter contre ma faiblesse et j'ai construit ma boîte autour.
ZENIBIZ, c'est un venture studio à Ath. Je fais ce que je sais faire : créer. Je reste propriétaire des produits. Et je les confie à des Venture Operators qui font ce que je ne sais pas faire : exploiter, vendre, durer.
Les règles tiennent en une ligne. Partage 50/50 des bénéfices. Zéro capital à apporter. Zéro droit d'entrée. Et une règle absolue : zéro perte par exercice.
Chaque projet est repris par un binôme : un Skipper qui opère, une Vigie qui développe le commercial. L'IA fait le reste, de l'idée au code, en passant par ce qui m'ennuie.
Pourquoi je le raconte
Parce que la plupart des entrepreneurs que je croise ont la faiblesse inverse. Ils savent vendre, tenir, durer. Ils n'ont pas l'idée, ou pas la technique, ou pas les 20 000 euros.
On est complémentaires. C'est tout le modèle.
Ma difficulté est devenue l'architecture de ma boîte.