Je construis avec l'IA tous les jours. Chaque application du studio, une partie de mes textes, le code de ce site. Alors posons la question que personne ne me pose jamais en rendez-vous : qu'est-ce que ça consomme ?
Commençons par ce que je ne sais pas
Je n'ai pas de mesure précise de mon empreinte. Je ne vais pas te sortir un chiffre en grammes de CO₂ par requête, parce que je devrais l'inventer : les fournisseurs ne publient pas la consommation réelle d'une requête, elle dépend du modèle, du centre de données, de l'heure et du mix électrique du pays.
Quand je n'ai pas le chiffre, je ne le fabrique pas. C'est la règle de cette série.
Ce que je peux faire, c'est t'expliquer où ça consomme et ce que je décide en conséquence.
Où ça consomme vraiment
L'entraînement d'un grand modèle coûte très cher en énergie, mais il est mutualisé entre des millions d'utilisateurs. Ce n'est pas là que se joue ma responsabilité.
Ma part, c'est l'usage. Et dans mon usage, tout n'est pas égal :
- Le texte est bon marché. Une conversation, un brouillon, une analyse : l'équivalent énergétique de quelques recherches sur le web.
- L'image coûte nettement plus. Une image générée pèse facilement plusieurs centaines de fois une requête de texte.
- La vidéo, c'est une autre échelle encore. L'analyse d'image en continu sur un terrain de padel ne se compare à rien de ce que fait un bureau.
Ce que je décide
Le petit modèle par défaut. Classer un message, extraire un rendez-vous, reformuler : ça ne demande pas le modèle le plus puissant du marché. Un petit modèle consomme bien moins, répond plus vite, et coûte moins cher. La facture et l'empreinte vont dans le même sens, ce qui est pratique.
Traiter sur place quand c'est possible. Pour PADELLL, tout ce qui peut être calculé près du terrain n'a pas à traverser l'Europe pour revenir.
Ne pas regénérer ce que j'ai déjà. Les images de partage de ce site sont calculées une fois, puis conservées. Une image du blog partagée mille fois est générée une seule fois.
Ne pas générer pour décorer. Les photos de ce site sont de vraies photos : moi, un stand à Dubaï, un terrain à Ath. Pas d'illustrations produites en série pour remplir du vide.
L'échange que j'assume
Avant, une application coûtait vingt mille euros et des semaines de travail humain. Aujourd'hui, quelques heures d'IA. Je gagne en argent et en temps, et une partie de ce gain, je la paie en énergie.
Je préfère le dire que faire comme si cette ligne n'existait pas au bilan. Le jour où j'aurai une mesure sérieuse de ma consommation réelle, je publierai le chiffre ici, même s'il est mauvais.